d/f

01 Comitée

Crèches in Douala, Cameroon

01 Comitée

Organisme responsable

COMITéE

PRéSIDENT

Agathe Schilter

Infirmière, couturière à Duala, Saint-Gall

VICE-PRéSIDENT

Regula Geisser

Architecte et urbaniste, GSI Architekten AG Saint-Gall

CAISSIéRE

Uschi Menzi

Administratrice, Firma UMC Rorschach

SéCRETAIRE

Oliver Furi

Journalist
Lausanne

COMMUNICATION

Angela Zeier

Bachelor of Arts, Studio Erni Saint-Gall

02 Portrait de l'initiatrice

Agathe Schilter, présidente association Donner Espoir

Agathe Schiller

Soutenu par Mr Paul STRASSER, le parrain de notre mariage, je me suis inscrit à l’école de langue HDS, pour apprendre l’allemand. Après un an, je m’inscris à l’école de la Croix Rouge à Biel-Bienne. Au terme de la formation, j’ai obtenu le Certificat d’Auxiliaire de santé. Cela m’a permis de travailler à Alters Und Pflegeheim, une maison de soin et de retraite pour les malades et les personnes âgées. J‘ y ai travaillé d’abord pendant cinq ans et j’ai dû interrompre pour m’occuper de la santé de mon époux et de mes beaux parents qui étaient bien âgés et fatigués. Pendant cette période j’ai fait une formation en soins palliatifs. Après le décès de mes beaux parents, j’ai repris le service à Alters Und Pflegeheim, où je travaille jusqu’à présent. 

Je reste très reconnaissant à la famille STRASSER. Ma profonde gratitude va au défunt, Mr Paul STRASSER qui m’a soutenu à tous les niveaux pour mon intégration en Suisse, pour toutes les démarches, pour son soutien et son aide comme parrain de notre mariage. Qu’il repose en paix maintenant, là où il est. 

Je suis Mme SCHILTER, née NDOM Agathe. Je suis née le 10 mars 1969, à Douala au Cameroun. Je suis issue d’une famille polygamique, une famille très pauvre. Ma maman ayant divorcé de mon père, trois mois avant ma naissance, j’ai connu une enfance très difficile à cause du manque d’encadrement d’un papa. Ma mère devait élever seule deux enfants, mon frère aîné et moi. 

La priorité de l’éducation et de l’instruction étant accordée aux garçons, j’ai dû me battre seule pour payer mes études depuis l’école primaire jusqu’à mon entrée dans la vie active. J’ai vendu les arachides, les bananes, le maïs grillé, portés dans une cuvette sur ma tête en sillonnant les rues de Douala. J’ai commencé ce petit commerce grâce à une de mes tantes à qui j’avais demandé 100 Fcfa (CHF 0.20). J’ai trié le café des industriels Grecs au port de Douala, avant l’exportation vers l’Europe. Pour augmenter mes revenus, j’ai aussi ramassé le sable dans les rigoles et les torrents dans la ville pour vendre. Grâce à l’argent obtenu de ces activités, j’ai pu payer les frais de scolarité de ma formation à l’école primaire et au collège. Parfois, je fournissais aussi à la maison des vivres pour nourrir notre famille de trois personnes. Il n’était pas facile d’avoir toujours la ration alimentaire à la maison. 

Après quatre ans au Collège Saint Esprit, un collège catholique des jeunes filles à Douala, j’ai obtenu le CAP ( Certificat d’Aptitude Professionnelle ). N’ayant pas suffisamment d’argent pour assurer les frais de scolarité au second cycle, et surtout à cause de la maladie de ma mère, j’ai commencé à chercher du travail pour la soigner. Je fus recrutée par les religieuses au collège Sainte Cécile, où j’ai enseigné pendant trois ans. En même temps, j’ai préparé et obtenu le Brevet Professionnel IH ( Industrie d’Habillement), en prenant des cours en soirée et j’ai pu obtenir à la fin des trois années, le concours d’entrée à l’Ecole Normale des Institutrices de l’Enseignement Technique. 

En 1987, je suis admise dans cette École en section IH ( Industrie d’habillement ), à Yaoundé. En 1990 à l’issue de ma formation, je fus affectée au lycée technique à Douala. J’y ai enseigné jusqu’en l’an 2000. 

Au terme de cette année 2000, j’ai effectué un voyage en Afrique du sud où j’y ai passé cinq ans. Dans ce pays d’accueil, je confectionnais des vêtements pour la vente. C’est là que je fis la connaissance de mon époux, SCHILTER Andreas, un Suisse. Le mariage fut célébré en 2006 en Afrique du Sud. Etant désormais en Suisse avec mon époux, je me suis formée à l’école de mode chez Weggelin Barbara, et j’ai obtenu le diplôme Geschnitt. Ne trouvant pas du travail dans le domaine de la couture, j’ai proposé mes services à des familles qui voulaient de l’aide et de l’assistance. 

En 2012, grâce à mes fonds personnels, j’ai créé un Centre de Formation pour les jeunes filles-mères de 11 ans à 18 ans. La formation concernait la couture, la broderie, le tricotage et la coiffure. Grâce à cette formation ces filles-mères pouvaient se prendre en charge et nourrir leurs enfants dont elles avaient seules la responsabilité, parce que les géniteurs étaient portés disparus. En quatre ans une trentaine des jeunes filles ont bénéficié de cette formation Malheureusement, à cause de la guerre civile dans la Région du Nord-Ouest, qui dure jusqu’à nos jours, ce Centre de Formation ne fonctionne plus. 

Profondément marquée par tout ce que j’ai vécu dans mon enfance, je reste très sensible à la situation des enfants issus des familles pauvres. Dans notre contexte des pays africains, leur avenir est sombre. Depuis mon enfance je ne cesse de méditer, de réfléchir sur comment faire pour donner une lueur d’espoir à tous ces enfants qui n’ont pas choisi leur situation de pauvreté. La situation est beaucoup plus compliquée en ce qui concerne les filles. Les parents n’investissent pas beaucoup pour l’instruction et l’éducation de filles. On dit qu’elles sont destinées au mariage et par conséquent, on n’a pas besoin de dépenser de l’argent pour leur instruction. 

Agathe Schiller

Je suis Mme SCHILTER, née NDOM Agathe. Je suis née le 10 mars 1969, à Douala au Cameroun. Je suis issue d’une famille polygamique, une famille très pauvre. Ma maman ayant divorcé de mon père, trois mois avant ma naissance, j’ai connu une enfance très difficile à cause du manque d’encadrement d’un papa. Ma mère devait élever seule deux enfants, mon frère aîné et moi. 

La priorité de l’éducation et de l’instruction étant accordée aux garçons, j’ai dû me battre seule pour payer mes études depuis l’école primaire jusqu’à mon entrée dans la vie active. J’ai vendu les arachides, les bananes, le maïs grillé, portés dans une cuvette sur ma tête en sillonnant les rues de Douala. J’ai commencé ce petit commerce grâce à une de mes tantes à qui j’avais demandé 100 Fcfa (CHF 0.20). J’ai trié le café des industriels Grecs au port de Douala, avant l’exportation vers l’Europe. Pour augmenter mes revenus, j’ai aussi ramassé le sable dans les rigoles et les torrents dans la ville pour vendre. Grâce à l’argent obtenu de ces activités, j’ai pu payer les frais de scolarité de ma formation à l’école primaire et au collège. Parfois, je fournissais aussi à la maison des vivres pour nourrir notre famille de trois personnes. Il n’était pas facile d’avoir toujours la ration alimentaire à la maison. 

Après quatre ans au Collège Saint Esprit, un collège catholique des jeunes filles à Douala, j’ai obtenu le CAP ( Certificat d’Aptitude Professionnelle ). N’ayant pas suffisamment d’argent pour assurer les frais de scolarité au second cycle, et surtout à cause de la maladie de ma mère, j’ai commencé à chercher du travail pour la soigner. Je fus recrutée par les religieuses au collège Sainte Cécile, où j’ai enseigné pendant trois ans. En même temps, j’ai préparé et obtenu le Brevet Professionnel IH ( Industrie d’Habillement), en prenant des cours en soirée et j’ai pu obtenir à la fin des trois années, le concours d’entrée à l’Ecole Normale des Institutrices de l’Enseignement Technique. 

En 1987, je suis admise dans cette École en section IH ( Industrie d’habillement ), à Yaoundé. En 1990 à l’issue de ma formation, je fus affectée au lycée technique à Douala. J’y ai enseigné jusqu’en l’an 2000. 

Au terme de cette année 2000, j’ai effectué un voyage en Afrique du sud où j’y ai passé cinq ans. Dans ce pays d’accueil, je confectionnais des vêtements pour la vente. C’est là que je fis la connaissance de mon époux, SCHILTER Andreas, un Suisse. Le mariage fut célébré en 2006 en Afrique du Sud. Etant désormais en Suisse avec mon époux, je me suis formée à l’école de mode chez Weggelin Barbara, et j’ai obtenu le diplôme Geschnitt. Ne trouvant pas du travail dans le domaine de la couture, j’ai proposé mes services à des familles qui voulaient de l’aide et de l’assistance. 

En 2012, grâce à mes fonds personnels, j’ai créé un Centre de Formation pour les jeunes filles-mères de 11 ans à 18 ans. La formation concernait la couture, la broderie, le tricotage et la coiffure. Grâce à cette formation ces filles-mères pouvaient se prendre en charge et nourrir leurs enfants dont elles avaient seules la responsabilité, parce que les géniteurs étaient portés disparus. En quatre ans une trentaine des jeunes filles ont bénéficié de cette formation Malheureusement, à cause de la guerre civile dans la Région du Nord-Ouest, qui dure jusqu’à nos jours, ce Centre de Formation ne fonctionne plus. 

Soutenu par Mr Paul STRASSER, le parrain de notre mariage, je me suis inscrit à l’école de langue HDS, pour apprendre l’allemand. Après un an, je m’inscris à l’école de la Croix Rouge à Biel-Bienne. Au terme de la formation, j’ai obtenu le Certificat d’Auxiliaire de santé. Cela m’a permis de travailler à Alters Und Pflegeheim, une maison de soin et de retraite pour les malades et les personnes âgées. J‘ y ai travaillé d’abord pendant cinq ans et j’ai dû interrompre pour m’occuper de la santé de mon époux et de mes beaux parents qui étaient bien âgés et fatigués. Pendant cette période j’ai fait une formation en soins palliatifs. Après le décès de mes beaux parents, j’ai repris le service à Alters Und Pflegeheim, où je travaille jusqu’à présent. 

Je reste très reconnaissant à la famille STRASSER. Ma profonde gratitude va au défunt, Mr Paul STRASSER qui m’a soutenu à tous les niveaux pour mon intégration en Suisse, pour toutes les démarches, pour son soutien et son aide comme parrain de notre mariage. Qu’il repose en paix maintenant, là où il est. 

Profondément marquée par tout ce que j’ai vécu dans mon enfance, je reste très sensible à la situation des enfants issus des familles pauvres. Dans notre contexte des pays africains, leur avenir est sombre. Depuis mon enfance je ne cesse de méditer, de réfléchir sur comment faire pour donner une lueur d’espoir à tous ces enfants qui n’ont pas choisi leur situation de pauvreté. La situation est beaucoup plus compliquée en ce qui concerne les filles. Les parents n’investissent pas beaucoup pour l’instruction et l’éducation de filles. On dit qu’elles sont destinées au mariage et par conséquent, on n’a pas besoin de dépenser de l’argent pour leur instruction. 

03 Personnalités engagées dans le projet

Contextes et motifs

Saint-Gall

ANGELA ZEIER

Graphiste/Bachelor
of Arts

C’est en travaillant sur le logo que j’ai découvert le projet Donner Espoir. Et je suis restée. Parce que je peux contribuer ma part pour rendre ce monde un peu meilleur. Et ça aide beaucoup de gens. 

REGULA GEISSER

Architecte et urbaniste 

Je connais Agathe Schilter depuis plus de 20 ans, tant sur le plan professionnel que privé. Sa persévérance et son optimisme m’ont convaincue qu’elle pouvait faire de grandes choses dans son pays. 

USCHI MENZI

Administratrice

J’ai déjà géré un projet de puits dans le sud-est asiatique en tant que trésorière. Malheureusement, la situation politique a mis fin à notre projet. Je vois dans ce projet une chance durable, car la ville est politiquement stable. 

Martin Arnold

Journaliste et auteur de livres, membre du comité directeur du WWF 

Dans le cadre de mon activité de journaliste, j’ai voyagé à Douala. Cette visite m’a donné envie d’aider activement cette région. J’apporte mon expérience dans le domaine des fondations grâce à mon travail au sein de la Save-Fundation. 

AGATHE SCHILTER

Infirmière, couturière 

Mon équipe m’a motivée à faire un effort décisif pour mon pays. 

Lausanne

DINAFILEE
OBEY 
SIERING

Enseignante

Je connais Agathe depuis 2006. Je suis originaire du Libéria. Mon activité de professeur d’anglais à l’école cantonale de Trogen m’a permis d’acquérir de l’expérience dans le contact avec les jeunes. J’aimerais mettre en oeuvre ce concept de projet au Libéria également. 

OLIVER FUH

Journaliste

Comme Agathe, ma parenté est originaire du village d’Esu Cameroun. Nous nous connaissons depuis que nous sommes enfants. Nos parcours différents nous ont tous deux conduits en Suisse. 

PATRICIA MARIN

Journaliste

J’ai soutenu Agathe dans son projet d’école de couture à Esu. Mes visites sur place m’ont montré que ce petit projet, malheureusement détruit à cause de la guerre, a eu un grand impact sur le village.

03 L'equipe de duala

Portraits et fonctions

JEAN EWE

Concierge et
mécanicien

Je suis le frère d’Agathe. Je dirigerai la transformation de la crèche et la mettrai en œuvre avec des artisans locaux. Ensuite, je m’occuperai de l’exploitation et moi-même des réparations.

DORIS MINGO

Enseignante à l’école normale

Je sélectionnerai et formerai de manière complémentaire les enseignants de maternelle et les enseignants de la région urbaine. Je définirai les objectifs sociaux et d’apprentissage avec l’équipe éducative et les enseignants et je les contrôlerai régulièrement. Je travaillai aussi pour le Centre for Human Rights and peace Advocacy à Douala.

NICOLE NINKEU 
EBODIANG

Enseignante primaire

Je travaillerai comme éducatrice de jeunes enfants et comme enseignante pour le projet d’Agathe. J’apporte une grande expérience acquise au cours de mes 25 années d’enseignement dans des écoles privées Doulas.

NJOLLE CéCILE

Autorités et personnel

Je m’occuperai de toutes les formalités administratives à Douala. Je serai également responsable du paiement des salaires du personnel. Grâce à ma formation commerciale, j’apporte l’expérience nécessaire. 

AGATHE SCHILTER

Infirmière, couturière 

Je m’occupe des activités en Suisse et Douala. Pour cela, je serai régulièrement à Douala.

OLIVER FUH

Journalist

Je soutiendrai Agathe dans son travail de coordination entre la Suisse et Douala. Je ferai des visites régulières sur place.

SIDOLINE KUM
CHOUH

Étudiante en travail social 

En tant qu’étudiante de maternelle je soutiendrai le projet ce qui me donne la grande chance d‘ y apporter mes connaissances et en même temps de financer partiellement mes études. 

NAOMI CHI NDUM

Étudiante en médecine

Je vis à Douala et grâce à une bourse et au soutien d’Agathe, je vais étudier la médecine à Bâle CH à partir de 2023. Je vais mettre en place le service de soins infirmiers de la crèche. Pendant les vacances universitaires, je serai à Douala. Je vois mon avenir au Cameroun.

04 Solidarité d'un quartier de Saint-Gall

"Rettet das Wiesli" récolte de l'argent pour le jardin du projet pilote à Douala

ENFANTS À DOUALA

Ci-dessus : les neveux d'Agathe portent le t-shirt de "Rettet das Wiesli". Ils savent qu'un Wiesli verra bientôt le jour dans leur quartier. Leurs parents participent au projet. Même les enfants plus âgés peuvent aller y jouer.

ENFANTS À Saint-Gall

En haut: les enfants portent également le T-shirt Wiesli et luttent pour la préservation de leur prairie de quartier. Au milieu: La place Spelterini attenante n'est pas un endroit où ils peuvent se rendre. En bas: Le Wiesli doit être construit (votation en mars 2023).

Quel est le rapport entre la campagne de votation saint-galloise „Rettet das Wiesli“ et Donner Espoir ?

Il s’agit de la qualité de vie, du bien-être des enfants et de l’espace libre. Le besoin universel d’espaces verts de qualité doit être possible partout dans le monde. Malheureusement, la réalité est plus triste : A Douala, la situation est certainement plus grave qu’en Suisse, avec une surchauffe, un paysage urbain gris et un manque d’espaces publics. Mais le quartier des musées à Saint-Gall présente également des images urbaines désolantes : par exemple la Spelteriniplatz grise, où la nature et la qualité de séjour font défaut. 

„Rettet das Wiesli“ veut donner un signal. Il fait don du premier jardin pour le projet Donner Espoir à Douala. Il s’agit de créer également une mosaïque d’espaces verts dans cette mégapole du Cameroun. La plantation aura lieu au printemps 2023.

Coopération avec "Grünes Gallustal"

Soutien à d'autres projets pilotes à Douala, un réseau d'oasis www.gruenesgallustal.ch

La crise climatique et la disparition des espèces sont des problèmes mondiaux. Ce qui est une augmentation de la chaleur clairement perceptible à Saint-Gall se traduit par une chaleur extrême à Douala. Là où il nous manque 60’000 arbres à Saint-Gall, il en manque plusieurs millions à Douala. Le changement climatique a donc des conséquences bien plus graves pour de nombreuses personnes que pour nous. Saint-Gall peut aider Douala à rendre les conséquences du changement climatique plus supportables et à stopper la disparition des espèces.

L’équipe „Grünes Gallustal“, composée de Martin Arnold, Regula Geisser et Angela Zeier, souhaite prouver que les concepts de compensation écologique dans les villes présentent de nombreux parallèles à l’échelle mondiale.

Le concept de „squares“ répartis dans toute la ville peut également être abordé à Douala. De petits projets pilotes vont de l’avant. Ils sont complétés quartier par quartier jusqu’à ce qu’un réseau entier d’oasis de verdure soit créé. 

Ce n’est que lorsque la population locale profite directement des jardins que ceux-ci sont protégés et entretenus. Le concept des crèches implique de nombreuses personnes qui protégeront le lieu.